Programme complet en cliquant > ici < ___________________
Dieu a-t-il peur des femmes? (2007-2008)
Dans le cadre de son projet de vie un cycle de spectacles et de conférences sur le thème de la place faite aux femmes a été organisé par l'Église réformée d'Albi.
« Et toi Bethléem Ephrata, trop petite pour compter parmi les clans de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël (…) Il fera paître son troupeau par la puissance du Seigneur… » Michée 5, 1 et 3 L’insignifiante Bethléem, par rapport à Jérusalem la brillante capitale où David et ses successeurs ont assuré leur pouvoir, est trop petite pour compter, pour être célèbre. Et voilà que le prophète, pourtant, annonce que c’est là que tout va recommencer. Car, ne l’oublions pas, si David fut Roi à Jérusalem, il fut d’abord berger et le plus petit de sa famille, à Bethléem. Annoncer que le futur gouvernant d’Israël sortira lui-aussi, ou à nouveau, de la petite Bethléem, c’est ramener aux origines, aux modestes commencements, à un roi proche de son peuple. Quand Michée parle, les rois d’Israël ont souvent suivi les voies de la gloire méprisante pour les « petits », celles de l’injustice, de la spoliation même. Ils ont oublié volontiers la Loi de Moïse appelant à la justice sociale pour célébrer les idoles sans exigences de ce côté-là ! Si le prophète critique et condamne souvent, il ouvre aussi l’avenir. Dans la Bible, le dernier mot est toujours à l’espérance : le vrai Roi, le Roi humble qui fera paître son peuple selon la volonté de Dieu va venir. L’évangéliste Matthieu en reprenant ce texte à propos de la naissance de Jésus nous dit : le voici ! Mais, et c’est très intéressant, il transforme les paroles de Michée : « Et toi Bethléem… tu n’es certes pas le plus petit des clans de Juda…» (Matthieu 2, 6).
Bien que petite aux yeux des hommes, sans pouvoir, sans richesse, Bethléem est pourtant le lieu où naît le Roi des rois, si humble, sans apparence flatteuse, comme la petite Bethléem, et il est pourtant Fils de Dieu. Ce qui est petit, méprisable, qui ne nous attire pas, ce qui est trop petit au regard des hommes se révèle infiniment plus grand, durable, valable pour Dieu. L’homme sans argent, sans pouvoir, le crucifié méprisable, l’enfant sans défense né à Bethléem, voilà l’avenir du monde. Le vrai sens de Noël renverse nos visions du monde, défie les pouvoirs de l’argent, nos injustices et notre échelle de valeur. Le 25 décembre, adorer, célébrer l’homme né à Bethléem implique des choix de vie et de valeurs à l’inverse de ceux de notre société. C’est aussi affirmer fermement, joyeusement, dans l’espérance que le Règne du Dieu, aimant, et humble, juste et proche vient. Un bon vrai Noël ! La résurrection de Jésus, la nôtre, est une divine surprise !
L’on dit qu’un sourd peut assister à la messe sans problème, et un aveugle à un culte réformé. C’est sans doute pour cela que la télévision protestante ne privilégie guère la retransmission de culte, alors que France Culture nous permet d’entendre sans problème la Parole. Cela écrit, peut-on vivre sa foi sans rejoindre physiquement une communauté ? Une vraie communauté, non pas une communauté virtuelle (vous savez, ces « amis » que l’on collectionne sur Facebook). Louis Pernot, dans un excellent article paru il y a quelques années « Être chrétien sans église, est-ce possible ? », donne quelques bonnes raisons de ne pas se passer de toute pratique religieuse, tout en rappelant que celle-ci n’est qu’un moyen. Parmi ces arguments, tous pertinents,je retiens que « le déplacement physique [pour aller au culte] est un exercice spirituel en soi ». « L’Église peut et doit être un lieu pour pouvoir vivre une vraie solidarité et une réelle fraternité », et c’est d’autant plus important si nous sommes différents et dissemblables. L’esprit de Pentecôte n’est-ce pas un peu cela ? De vivre la communauté non comme un lieu de repli, mais bien d’ouverture, d’être capables de nous rencontrer, de nous voir (même si cette déplorable disposition des temples « en autocar » qui ne date que la seconde moitié du XIXè siècle ne favorise guère cet échange). L’Esprit est descendu à Pentecôte sur chacun, mais sur chacun en communauté.
Dans notre église Culte tous les dimanches à 10h15 à Albi (sauf exceptions annoncées) y compris en juillet et en août ___________________ Culte animé par l’ACAT : Dimanche 12 février à 10h15 au temple ___________________ Rénovation de la Salle Jolibois